vendredi 8 juillet 2011

Réaction de BPlus au NON de la N-VA.

BPlus souhaite la formation d’un gouvernement sans la N-VA et plaide pour une consultation populaire, en cas de démission du formateur.



BPlus considère la note institutionnelle du formateur Elio Di Rupo comme une excellente base de négociation. En particulier, nous sommes très heureux de constater que l'idée d'une circonscription électorale fédérale a été incluse dans la note. Nous répétons que cette circonscription ne constitue pas une manœuvre unitariste mais une technique appropriée afin de renforcer la démocratie au niveau de la fédération "Belgique".


Cependant BPlus s'oppose à la scission des allocations familiales (partie intégrante de la sécurité sociale), même si le financement en reste fédéral. Les allocations familiales sont bien gérées par l’ONAFTS (Office National des Allocations Familiales pour Travailleurs Salariés) et les caisses de compensation. En outre, sa gestion n'est en rien affectée par les problèmes communautaires. Etant donné ses objectifs et la nature de ses convictions, BPlus ne se prononce pas sur les aspects socio-économiques de la note Di Rupo.


Enfin, BPlus prend note de l'attitude négative de la N-VA. Vu que ce parti se met ainsi lui-même hors jeu, il faut sérieusement essayer de former un gouvernement fédéral sans ce parti. En cas de démission du formateur Di Rupo, de nouvelles élections ne résoudraient rien et BPlus plaide alors ouvertement pour une consultation populaire organisée par les trois régions sur l’avenir du pays.

jeudi 30 juin 2011

Wallons et Vlamingen fêtent le 11 juli in Durbuy!

Le syndicat d'initiative de Durbuy et BPlus ont le plaisir de vous inviter à célébrer le 11 juillet (fête de la Communauté flamande) à Durbuy.
Cet événement représente un geste d'ouverture et de tolérance entre les deux grandes Communautés du pays en ces temps de profonde crise politique. Le mouvement BPlus est en effet convaincu que les Régions doivent pouvoir se fêter mutuellement au sein d'un Etat fédéral moderne et digne du 21e siècle.
Nous sommes par ailleurs persuadés qu'il est urgent de construire des ponts entre les citoyens du Nord et du Sud du pays et d'arrêter les provocations réciproques afin d’assurer un avenir prospère à tous nos concitoyens.
Le syndicat d'initiative de Durbuy souhaite en outre remercier sa clientèle flamande qui chaque année lui renouvelle sa confiance et sa fidélité!

Programme :

Le midi, tous les restaurants de Durbuy proposeront un plat typiquement flamand.

A 15h : cocktail d'ouverture au centre ville en présence de Messieurs Philippe COURARD, Secrétaire d'Etat (PS), René COLLIN, Député provincial (CDH) et Ludwig VANDENHOVE, Bourgmestre de St-Trond (SP-A).Dès 15H, marché de produits wallons et flamands sur la Place aux foires.

A 20h: Concert gratuit sur le parc Roi Baudouin (centre ville) de Stan Van Samang avec, en première partie, Manou (Junior Eurosong).

Venez nombreux!

Gilles Vanden Burre - asbl BPlus – 0473.65.26.78
Frédéric Cardinael - Syndicat d'initiative de Durbuy – 0477.32.41.48

Présentation des artistes :

• Manou Maerten:
Cette jeune fille de 15 ans a représenté notre pays au concours Eurovision pour les enfants (Junior Eurosong) en 2009 avec la chanson « Comment faire ? », après avoir gagné le concours de présélection de la VRT. D’origine flamande, habitant Durbuy et parfaite bilingue, Manou représente à merveille la richesse multiculturelle de notre pays !

Voici la chanson « Comment faire ? » qu’elle interpréta au concours Junior Eurosong en 2009 : http://www.youtube.com/watch?v=WEP_Kk7_jwo&feature=related

Steven Van Samang :
Acteur et chanteur de 32 ans, très populaire en Flandre, Steven Van Samang s’est fait connaître à partir de 2001 dans la série télévisée Wittekerke sur VTM qu’il ne quittera qu’en 2007. Il joua en 2006 dans le film Windkracht 10: Koksijde Rescue et continuera sa carrière d’acteur dans la série télévisée Vermist sur VT4.
En novembre 2006, Steven Van Samang est le vainqueur de l’émission Steracteur Sterartiest sur la VRT qui propose à des acteurs et actrices connus de reprendre des tubes du moment. Dans la foulée, il signe un album avec le groupe EMI et se lance dans une carrière de chanteur en anglais. Son plus gros tube sera Scars qui atteindra la 1ère place de l’Ultratop flamand en 2007. Son dernier album, King in my head, est sorti en mars 2011.

Voici le clip vidéo de Scars : http://www.youtube.com/watch?v=Z71J3lv80Uw

Wallons et Vlamingen fêtent le 11 juli in Durbuy!

De toeristische dienst van Durbuy en BPlus hebben het genoegen u uit te nodigen voor de Elfjuliviering te Durbuy. Deze viering komt als een teken van openheid en verdraagzaamheid tussen de twee grote Gemeenschappen van het land in deze tijden van diepe politieke crisis.

De beweging BPlus is er immers van overtuigd dat het mogelijk moet zijn in een moderne federale staat dat de Regio's elkaars Feestdagen vieren.
Wij zijn er trouwens van overtuigd dat het absoluut noodzakelijk is dat er bruggen dienen gebouwd te worden tussen de burgers van het Noorden en het Zuiden van het land en dat men moet stoppen met elkaar voortdurend te provoceren en uit te dagen.
De toeristische dienst van Durbuy wenst bovendien haar Vlaams cliënteel te bedanken voor het jaarlijks hernieuwd vertrouwen!

Programma :

‘s middags : alle restaurants van Durbuy zullen een typisch Vlaamse schotel aanbieden op hun menu.

Om 15 u : openingscocktail in het stadscentrum in aanwezigheid van de Heren Philippe COURARD, Federale Staatssecretaris (PS), René COLLIN, Provincieraadslid (CDH) en Ludwig VANDENHOVE, Burgemeester van Sint Truiden (SP-A).Vanaf 15u : markt met Waalse en Vlaamse streekproducten op het plein ‘Place aux foires’.

Om 20u: Gratis concert in het stadscentrum ‘parc Roi Baudouin’ van Stan Van Samang met, als opening, Manou (Junior Eurosong).

Iedereen Welkom!

Gilles Vanden Burre - vzw BPlus – 0473.65.26.78
Frédéric Cardinael – Toeristische dienst van Durbuy – 0477.32.41.48

Voorstelling van de artiesten :

Manou Maerten:
Dit vijftienjarig meisje heeft ons land vertegenwoordigd bij het Eurosongfestival voor kinderen (Junior Eurosong) in 2009, met het liedje « Comment faire ? », dit na de preselectie door de VRT te hebben gewonnen. Ze is van Vlaamse oorsprong doch woont in Durbuy en is perfect tweetalig. Ze is dan ook een prachtig voorbeeld van de culturele rijkdom in ons land.

Het liedje « Comment faire ? » dat ze zong op het Junior Eurosong festival kan u terugvinden : http://www.youtube.com/watch?v=WEP_Kk7_jwo&feature=related

Stan Van Samang :
Deze acteur en zanger is minder gekend in Wallonië, doch behoeft geen inleiding meer in Vlaanderen. Stan Van Samang is er een ‘BV’ sinds 2001 door zijn deelname aan de serie Wittekerke, tot 2007. Ook trad hij op in de film Windkracht 10: Koksijde Rescue en de serie Vermist . In 2006 won hij de liedjeswedstrijd Steracteur Sterartiest.
Tevens nam hij een plaat op bij de maatschappij EMI en ontwikkelde een Engelstalige zangcarrière. Zijn grootste hit werd Scars die de eerste plaats haalde in de Ultratop in 2007. Op 23 november 2007 verscheen zijn eerste album Welcome Home. Zijn laatste album, King in my head, kwam uit in maart 2011.

Voor de videoclip van Scars : http://www.youtube.com/watch?v=Z71J3lv80Uw


vendredi 24 juin 2011

Affiche pour les fêtes du 11 juillet à Durbuy.


Merci de diffuser et d'en parler autour de vous! Surtout que nous avons la chance d'avoir une véritable star flamande, Stan Van Samang, qui se produira en soirée... World Première en Wallonie!













mardi 31 mai 2011

BPlus remercie Vic Van Aelst et l'encourage à continuer!

La nouvelle recrue de la N-VA, l'avocat d'assises Vic Van Aelst, n'arrête plus de faire des déclarations incendiaires à l'encontre des Francophones de Belgique, peu importe qu'ils soient Bruxellois ou Wallons. Après "Je veux bien être solidaire des Turcs, je ne veux plus l’être des Wallons", "Je n’ai jamais cru dans la bonne volonté des francophones, je n’y croirai jamais", voici "Di Rupo et Milquet violent notre langue"! Quel sera donc le prochain tube de DJ Vic?

BPlus remercie Vic Van Aelst pour son franc-parler et l'encourage vivement à continuer à nous faire part de ses états d'âme. En effet, il nous permet de nous rendre compte de la véritable nature du discours nationaliste porté par les militants N-VA: rejet absolu de tout ce qui n'est pas flamand, discours basé sur l'émotion et insultes stigmatisant l'ensemble d'une population sans distinction.

Est-ce vraiment ce genre de comportement politique qu'ont voulu plébiscité les électeurs flamands le 13 juin 2010? Ce genre de déclarations va-t-elle créer ne fût-ce qu'un seul emploi ou participer à l'effort d'équilibre budgétaire? BPlus est persuadé du contraire mais soutient Vic Van Aelst dans ses efforts! Vas-y Vic, tu peux faire mieux que ça...fais ressortir pour nous au grand jour le fond de la pensée nationaliste!

samedi 28 mai 2011

Négocions par famille politique.

Depuis un peu plus d’une semaine, on a enfin l’impression de tenir une véritable bonne nouvelle en ce qui concerne ces interminables négociations gouvernementales : le Roi a nommé un formateur ! Cela signifie donc théoriquement que l’évolution des discussions est positive, que les points de vue se sont rapprochés, bref que chacun semble mûr pour monter dans le navire Di Rupo Ier. Mais il nous faut malheureusement déchanter. En effet, à la lecture de la presse du Nord et du Sud du pays, le niveau de confiance entre les partis n’a jamais été aussi faible, aucune avancée sur les principaux points de discorde n’est constatée et cette période de formation servirait uniquement de paravent le temps de trouver un moyen de prolonger le gouvernement en affaires courantes. Comme le résumait récemment le Standaard, « les chances que Di Rupo fasse un gouvernement avec la N-VA sont inexistantes, la distance (entre eux) est tout simplement trop grande ». La meilleure preuve en est que la N-VA n’a pas hésité à critiquer Elio Di Rupo dès que furent terminées ses premières consultations en tant que formateur. Dans une telle ambiance, aucune négociation ne peut aboutir, que ce soit en politique ou ailleurs. Dans ce cas, « qu’est-on donc occupé à faire ? » et « comment sortir de cette impasse ? » sont les deux questions légitimes que tout citoyen a le droit, voire le devoir, de se poser. Pour la première, il est conseillé d’interroger nos responsables politiques. Quant à la seconde, les paragraphes qui suivent constituent une tentative de réponse.

A côté de la désignation d’un formateur, une deuxième bonne nouvelle s’est en fait glissée dans les dépêches de ces derniers jours : les négociations vont s’élargir aux dossiers socio-économiques. Cela ne risque-t-il pas justement de compliquer davantage le schmilblick ? Que du contraire ! C’est l’occasion de réintroduire un concept qui semble avoir disparu dans les limbes de la politique belge : la famille politique. En effet, sur le terrain socio-économique, les familles libérale, socialiste, écologiste et socio-chrétienne devraient chacune se trouver sur la même longueur d’onde et seule une feuille de papier à cigarette devrait pouvoir séparer leur programme respectif de part et d’autre de la frontière linguistique. Concrètement, que le formateur demande à chaque famille politique (CD&V – CDH, SPA – PS, Groen – Ecolo et Open VLD – MR) de remettre une note sur ses priorités socio-économiques dans les dix jours. Si cet exercice réussit, cela créerait une solide base pour embrayer vers la négociation du programme gouvernemental proprement dit ; cela augmenterait le degré de confiance entre Flamands et Francophones, qui auraient réussi à se mettre d’accord avec leur homologue idéologique ; et cela réduirait le nombre de partenaires autour de la table (on passerait de 9 à 5). Last but not least, cela diminuerait le poids et l’influence de la N-VA dans les discussions vu qu’elle n’a pas de partenaire politique au Sud du pays.
On pourrait même pousser le bouchon plus loin et imaginer que chaque formation politique traite des écueils communautaires avec son alter-ego idéologique, sur base de la note de Wouter Beke. Les bleus, les oranges, les verts et les rouges remettraient alors ensemble leurs commentaires sur la solution envisagée pour régler BHV. Passés les obstacles socio-économiques et BHV, le ciel gouvernemental s’éclaircirait fortement.

Il est clair qu’une telle manière de procéder ne résoudrait pas tout du jour au lendemain et que la réforme de la loi de financement, pour ne prendre que ce seul exemple, restera vraisemblablement la principale pierre d’achoppement de la formation d’un exécutif fédéral. Néanmoins, ce changement de méthode dans les négociations n’apporterait que des avantages par rapport à la situation actuelle ou tout semble désespérément bloqué. Avec un objectif majeur : recréer de la confiance entre les partenaires.

Est-ce que les différent partis sont prêts ou auraient intérêt à se lancer dans cette nouvelle option ? En ce qui concerne les familles socialiste, écologiste et libérale, leurs relations paraissent toujours fort soudées et dégager des priorités socio-économiques communes ne devraient pas leur poser de problème majeur. Pour la famille socio-chrétienne, il est évident que les liens entre le CD&V et le CDH sont des plus distendus. Cela se situe cependant davantage au niveau des désaccords communautaires et un accord socio-économique devrait donc pouvoir être envisageable, avec un peu de bonne volonté. Enfin, la N-VA sera certainement opposée à un tel schéma car elle n’a rien à y gagner et elle risque de sortir du centre du jeu, ce qui est d’ailleurs un des objectifs de la formule. Il en revient alors aux autres partis de prouver que la recherche d’un accord global prend le pas sur des considérations électoralistes à court terme, quitte à se passer de la N-VA si celle-ci ne suit pas le mouvement.

Le changement de cap proposé ici ne représente bien sûr pas la panacée mais a l’ambition de relancer la dynamique actuelle des négociations qui a l’air totalement grippée, pour ne pas dire plus. Sur le fond, étant donné que tous les partis, hormis l’extrême droite, sont impliqués dans les discussions, peu de variations sont possibles. Il faut dès lors agir sur la forme et c’est le pari qui est pris ici : casser la logique de front flamand contre front francophone, retrouver de la confiance mutuelle entre tenants de la même ligne idéologique et négocier sur base de propositions concrètes couchées noir sur blanc. Cela fait bientôt un an que les 10 millions de Belges attendent qu’un accord soit bouclé et qu’au minimum tout soit tenté pour y arriver. Le volontarisme politique ne fait pas tout mais il est indispensable pour sortir de cette crise profonde. Clap, action !

vendredi 13 mai 2011

Dans la gueule du lion!


La semaine dernière, j’étais invité à débattre sur l’actuelle impasse politique par la jeune Chambre de Commerce d’Hasselt (JCI Hasselt). Le panel de débatteurs réunissait le Président du Mouvement flamand (indépendantiste), un professeur néerlandophone des Facultés universitaires de Namur (et conseiller de la N-VA), un représentant de la Voka (patronat flamand) et un syndicaliste ACLVB (libéral). Quant à moi, je représentais le point de vue de BPlus (pro-belge et pro-fédéral donc) et non celui des partis francophones, … nuance pas évidente à comprendre pour certaines personnes présentes dans la salle. Celle-ci était composée d’une cinquantaine de personnes, dont des membres du Mouvement flamand (plutôt âgés) et des membres de la Chambre de Commerce organisant le débat (plutôt jeunes). Quel intérêt de relater cet événement au demeurant classique, particulièrement dans le contexte institutionnel du moment ? Outre un éclairage sur « la crise vue de Flandre » et sur les positions nationalistes en particulier, je dois bien avouer que je me suis senti tel un négociateur francophone, devant défendre mon point de vue face à un confédéraliste convaincu (Voka) et à deux séparatistes pure souche, représentant de surcroît la majorité des intervenants (3 sur 5). Ce rapport de force est en effet comparable à la configuration politique flamande actuelle à laquelle font face les responsables francophones : la N-VA et le CD&V formant presque une majorité, flanqués d’une gauche affaiblie mais défendant toujours un modèle fédéral fort, à l’image du syndicaliste dans le débat qui était souvent relégué au rôle de « gauchiste de service ». De nombreux enseignements ont donc pu être tirés de cette expérience, au-delà de la difficulté à garder son calme durant les discussions,

Tout d’abord, la batterie d’arguments nationalistes clichés utilisés depuis 20 ans a encore de beaux jours devant elle. Entre « les transferts allègent la douleur mais ne soignent pas le mal », « Bruxelles est gérée de manière inefficace à cause des baronnies francophones » et « le PS veut augmenter les impôts et promeut le status quo», la mélodie et les paroles n’ont pas varié d’une note. La seule évolution substantielle est la grande sympathie portée à la Wallonie et aux Wallons…mais teintée d’une vicieuse bienveillance: la Wallonie marche aujourd’hui tellement mieux et les Wallons sont à ce point fantastiques (ce dont personne ne doute…) qu’ils méritent plus de responsabilités, voire d’avoir leur propre nation indépendante ! Avec comme corollaire, la fin des transferts et de la solidarité bien sûr. Pour rappel, une scission de la sécurité sociale provoquerait une augmentation de la pauvreté de 20% en Wallonie, précision qui fit toutefois légèrement sourciller.

Ensuite, sur le fond, il était intéressant de comparer les différents argumentaires. Pour le Président du Mouvement flamand, la cause était entendue, la Flandre devait devenir indépendante le plus vite possible car la « voiture Belgique » était bonne pour la casse. Le cas de Bruxelles serait réglé par référendum à l’issue duquel les Bruxellois francophones auraient la sagesse de choisir le rattachement à la Flandre et ce, pour des raisons évidentes de bon sens. C’est à ce moment-là que j’ai manqué de m’étouffer en buvant une gorgée d’eau !
Le professeur néerlandophone des FUNDP et proche de la N-VA a défendu une vision confédéraliste poussée à l’extrême. C’est en fait un « séparatiste de cœur » qui se rend compte qu’avec Bruxelles, son rêve ultime n’est pas réalisable. Selon lui, il faut dès lors se demander ce qu’on souhaite encore faire ensemble, application du fameux article 35 de la Constitution, mais à l’entendre, cela ne représente pas grand-chose. De l’intérieur à la justice, en passant par les soins de santé et les allocations de chômage, tout doit en effet passer sous le bistouri de la scission. Le représentant de la Voka avait un discours moins extrême et donnait l’impression que « l’institutionnel pur » (BHV en tête) l’intéressait moins. L’important pour lui, c’est le socio-économique et son discours se focalise sur quatre axes clairs qui résonnent également comme des concepts récurrents depuis un an : la responsabilisation ou le fait d’être récompensé lorsqu’on prend de bonnes mesures politiques au niveau régional, la modification de la loi de financement, le transfert de la totalité de la politique de l’emploi vers les Régions et la réforme des institutions intra-bruxelloises. Une vision très confédérale que l’on pourrait résumer par « chacun reste maître chez soi ». Même la Communauté urbaine, permettant à Bruxelles de collaborer plus étroitement avec sa périphérie en matière de transport et d’emploi, ne trouve plus grâce à ses yeux car cela reviendrait à un élargissement déguisé. Enfin, le dernier interlocuteur provenant du monde syndical a insisté sur le maintien d’une sécurité sociale forte et sur une réforme de l’Etat qui ait du sens, au contraire d’une réforme idéologique portée par un nationalisme aveugle.

Rien de très réjouissant donc, me direz-vous ? Il faut à nouveau nuancer. Au niveau du panel d’interlocuteurs, les discours étaient, il est vrai, en majeure partie radicaux. Au niveau du public présent, c’était beaucoup plus contrasté et j’ai pu le remarquer durant le drink qui a suivi le débat. De nombreuses personnes exprimaient en effet leur ras-le-bol du blocage actuel, l’attribuant surtout à la frilosité francophone, mais n’en concluaient pas pour autant à la fin du pays. Plusieurs membres du Mouvement flamand m’ont d’ailleurs interpellé pour me dire qu’ils ne voulaient pas la « mort de la Belgique », un scoop en soi, mais que nous (sous-entendu les Francophones) devions aller de l’avant, réformer le pays et donner plus d’autonomie à la Flandre.

En conclusion de cette soirée, trois recommandations à destination de nos négociateurs francophones me sautent aux yeux : restez fermes sur la sécurité sociale, voire réduisez ce qui avait été concédé dans la note Vande Lanotte (scission d’une partie des soins de santé et des allocations familiales) car l’ensemble des syndicats vous soutiendra ; approfondissez la révision de la loi de financement autant que faire se peut ; et scindez BHV au plus vite, moyennant compensations, car ce symbole reste un frein immense au retour de la confiance mutuelle. Un accord basé sur ces principes aura le soutien de la majeure partie de l’opinion publique flamande. Avec la N-VA si possible, pour des raisons démocratiques, sans ce parti s’il le faut car ses conseillers et supporters donnent effectivement l’impression de tenir la notion de compromis en horreur !